Prix d'une convention de divorce : le vrai budget à prévoir (notaire, avocats
Prix d'une convention de divorce : dépôt notaire à 49,44 € TTC, honoraires d'avocats, droits de partage... Découvrez chaque poste de coût chiffré pour 2026.


Le dépôt d'une convention de divorce chez le notaire coûte 49,44 € TTC (41,20 € HT), selon service-public.fr. Ce tarif ne couvre que la conservation de l'acte. Les honoraires des deux avocats, obligatoires depuis la réforme du 1ᵉʳ janvier 2017, s'ajoutent à ce montant et varient librement. Si le couple détient un bien immobilier, des droits de partage de 2,50 % de l'actif net et des émoluments notariaux s'y ajoutent.
Une convention de divorce par consentement mutuel ne coûte pas 50 €. Le dépôt chez le notaire s'élève à 49,44 € TTC (service-public.fr, 2026), mais ce tarif ne couvre que la conservation de l'acte. Derrière ce montant se cachent les honoraires des deux avocats, obligatoires depuis la réforme du 1ᵉʳ janvier 2017, et, pour les couples propriétaires, les frais de partage des biens. Selon le patrimoine immobilier du couple, la facture finale peut osciller entre 1 500 € et plus de 8 000 €.
Cette variabilité est notamment due aux honoraires d'avocats, essentiels pour un bon déroulement, comme détaillé dans notre article sur le rôle et tarifs des avocats en divorce amiable.
Comparatif en un coup d'œil
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| Poste de coût | Montant indicatif | Obligatoire ? | Qui le fixe / le perçoit ? |
|---|---|---|---|
| Dépôt de la convention chez le notaire | 49,44 € TTC | Oui | Tarif réglementé – notaire |
| Frais d'enregistrement (selon cas) | 25 € à 125 € | Non, sauf clause spécifique | Administration fiscale |
| Honoraires avocat (époux 1) | 1 000 € à 2 500 € | Oui | Honoraires libres – convention d'honoraires |
| Honoraires avocat (époux 2) | 1 000 € à 2 500 € | Oui | Honoraires libres – convention d'honoraires |
| Émoluments de partage (si bien immobilier) | Variable selon la valeur du bien | Oui si bien à partager | Barème réglementé du notaire |
| Droits de partage (si bien immobilier) | 2,50 % de l'actif net partagé | Oui si bien à partager | Administration fiscale |
| Aide juridictionnelle (si éligible) | Prise en charge partielle ou totale | Non, sous condition de ressources | État – bureau d'aide juridictionnelle |
Ce que recouvre exactement une convention de divorce
La convention de divorce est un contrat juridique complet, pas une simple déclaration d'intention. Depuis la loi du 18 novembre 2016, entrée en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2017, le divorce par consentement mutuel ne passe plus devant le juge. La convention, rédigée par les avocats des deux époux et déposée chez un notaire, produit les mêmes effets qu'un jugement de divorce.
Ce document fixe l'ensemble des conséquences de la séparation. Il détermine le sort des biens, la résidence des enfants, le droit de visite et d'hébergement, le montant d'une éventuelle pension alimentaire, et, le cas échéant, le versement d'une prestation compensatoire. Chaque mention est négociée entre les époux, assistés chacun de leur propre avocat.
Le notaire qui reçoit la convention n'intervient pas dans son contenu. Son rôle est limité au contrôle formel et à la conservation de l'acte. C'est cette distinction : entre le travail de fond des avocats et l'acte de dépôt du notaire : qui explique l'écart entre les 49,44 € TTC souvent cités et le coût réel de la procédure.
Sur le plan juridique, l'article 229-1 du Code civil dispose que « les époux peuvent consentir mutuellement à leur divorce par acte sous signature privée contresigné par avocats, déposé au rang des minutes d'un notaire ». La convention acquiert ainsi date certaine et force exécutoire.
Mentions obligatoires fixées par la loi
L'article 229-3 du Code civil liste les points que la convention doit impérativement régler. Le sort des biens des époux vient en premier : la liquidation du régime matrimonial doit être acquise ou en cours, et un état liquidatif dressé par un notaire est requis si des biens immobiliers sont en jeu.
La convention précise ensuite les modalités d'exercice de l'autorité parentale : résidence habituelle des enfants, droit de visite et d'hébergement du parent chez qui ils ne résident pas, partage des frais d'entretien et d'éducation. Le montant de la pension alimentaire éventuelle est fixé, de même que la prestation compensatoire si les époux en conviennent.
Un formulaire de déclaration de divorce : établi conjointement : est annexé à la convention. Une fois l'acte déposé chez le notaire, ce dernier procède à la mise à jour de l'état civil et du livret de famille, et adresse une copie de la convention au greffe du tribunal judiciaire.
Rôle du notaire vs rôle des avocats
Les avocats rédigent la convention, conseillent leur client respectif sur les conséquences juridiques de chaque clause et vérifient l'équilibre global de l'accord. Ils engagent leur responsabilité professionnelle sur le contenu. Leur rémunération, libre, est fixée par une convention d'honoraires signée avant le début de la prestation.
Le notaire, lui, assure trois missions précises : vérifier que le délai de réflexion de 15 jours a été respecté (art. 229-4 du Code civil), contrôler la présence des signatures des deux avocats et des deux époux, et déposer l'acte au rang de ses minutes pour lui conférer date certaine. Il ne relit pas le fond de la convention, ne la valide pas et ne la modifie pas. C'est pour cette raison que le tarif de son intervention est réglementé à un niveau modeste : 49,44 € TTC.
Le coût du dépôt de la convention chez le notaire
Le dépôt de la convention de divorce chez le notaire coûte 41,20 € hors taxes, soit 49,44 € TTC. Ce tarif, fixé par l'arrêté du 28 février 2024 modifiant le tableau 5 de l'annexe 4-7 au Code de commerce, s'applique uniformément sur tout le territoire métropolitain. Une légère variation peut être observée : à La Réunion, la pratique mentionne 60 € pour ce même dépôt (village-justice.com).
Pour approfondir, voir modèle lettre partage des biens divorce : le document.
Pour approfondir, voir notaire et divorce : quel rôle exact joue-t-il en 2026 ?.
Dalloz-Actualité rappelait dès le 2 mai 2018 que « seul le dépôt coûte 50 € et c'est un service facturé par le notaire. La prestation de l'avocat est naturellement en sus ». Sept ans plus tard, la confusion persiste. Le dépôt notarial est le seul poste de coût réglementé et transparent de toute la procédure. Tous les autres frais : honoraires d'avocats, droits de partage, émoluments du notaire sur le partage : sont variables et dépendent du profil patrimonial du couple.
Ce montant couvre la réception de l'acte, sa conservation pendant 75 ans, la délivrance de copies exécutoires aux avocats et aux époux, et la transmission au greffe du tribunal judiciaire. Il ne couvre aucun conseil juridique, aucune rédaction d'acte, aucune liquidation de régime matrimonial. Ces prestations relèvent de missions distinctes, facturées séparément.
Que comprend exactement le tarif de 49,44 € TTC ?
Pour 49,44 € TTC, le notaire effectue le dépôt au rang des minutes, vérifie le respect du délai de réflexion de 15 jours et la régularité formelle des signatures. Il conserve l'acte, en délivre des copies revêtues de la formule exécutoire et adresse l'information au greffe pour la mise à jour de l'état civil.
Le notaire perçoit également, le cas échéant, des frais de déplacement si la signature a lieu en dehors de son étude. Ces frais restent marginaux.
En revanche, si le couple lui demande de dresser l'état liquidatif du régime matrimonial : document indispensable en présence d'un bien immobilier : , le notaire facture cette prestation selon un barème distinct, proportionnel à la valeur des biens. C'est à ce stade que la facture notariale peut passer de 49,44 € TTC à plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d'euros.
Frais d'enregistrement : 25 € ou 125 € selon le cas
Les frais d'enregistrement d'une convention de divorce sont fixés à 25 € ou 125 € selon les clauses qu'elle contient (village-justice.com). Contrairement à une rumeur tenace, il n'existe pas d'enregistrement à 150 €. Ces frais sont perçus par l'administration fiscale et ne sont dus que dans certains cas précis.
La convention de divorce par consentement mutuel est en principe dispensée de la formalité d'enregistrement. Toutefois, si les parties souhaitent donner date certaine à la convention pour les tiers (par exemple pour l'opposer à un créancier), ou si la convention contient une prestation compensatoire sous forme de capital ou de bien, l'enregistrement peut être requis. Les époux ont intérêt à interroger leur avocat sur l'opportunité d'enregistrer ou non la convention, car le coût supplémentaire doit être mis en balance avec l'utilité juridique de la démarche.
Prix des avocats dans une convention de divorce : les honoraires réels
Les honoraires des avocats constituent le poste de dépense le plus significatif d'une convention de divorce. Contrairement au tarif du notaire, ils ne sont pas réglementés. Chaque avocat fixe librement sa rémunération, dans le cadre d'une convention d'honoraires écrite signée avec son client avant le début de la prestation, conformément à l'article 10 de la loi du 31 décembre 1971.
Dans la pratique, pour un divorce par consentement mutuel sans complexité particulière, les honoraires se situent dans une fourchette de 1 000 € à 2 500 € par époux. Un cabinet peut afficher un tarif de 1 800 € quand un autre proposera 2 500 € pour la même prestation. Ces écarts reflètent la notoriété du cabinet, sa localisation géographique, le temps consacré au dossier et la complexité des questions patrimoniales à traiter.
Plusieurs barreaux ont mis en place des consultations gratuites d'orientation, permettant d'obtenir plusieurs devis avant de s'engager. La transparence tarifaire s'est améliorée ces dernières années, mais les époux doivent rester vigilants : un devis trop bas peut cacher une prestation au rabais, tandis qu'un tarif élevé ne garantit pas une meilleure qualité de service. Le prix d'un divorce avec avocat varie sensiblement d'un département à l'autre.
Tarif libre vs tarif réglementé : ce que dit la loi
Le principe de libre fixation des honoraires par l'avocat est posé par l'article 10 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971. Il existe toutefois des garde-fous : la convention d'honoraires doit être écrite, préciser le mode de calcul (forfait, taux horaire, honoraires de résultat) et être signée avant toute prestation.
L'avocat ne peut pas fixer ses honoraires en fonction du seul résultat obtenu. Un honoraire de résultat peut s'ajouter à un honoraire forfaitaire, mais il ne peut constituer la rémunération exclusive du cabinet. En divorce par consentement mutuel, l'honoraire de résultat est rare, car l'issue est acquise dès lors que les époux sont d'accord.
En cas de contestation des honoraires, le client peut saisir le bâtonnier de l'ordre des avocats, qui statue dans un délai de 4 mois. La procédure est gratuite. Il peut également engager une action devant le tribunal judiciaire si le litige persiste.
Facteurs qui font grimper la note : enfants, patrimoine, désaccords résiduels
Un divorce amiable simple, sans enfant ni patrimoine immobilier, peut être traité en quelques heures de travail. La facture reste alors contenue, autour de 1 000 € à 1 500 € par époux. Dès que le couple a des enfants mineurs, le temps de rédaction s'allonge : il faut détailler les modalités d'autorité parentale, le calendrier des vacances scolaires, la prise en charge des frais exceptionnels, et anticiper les situations futures (déménagement, études supérieures).
La présence d'un patrimoine immobilier complique encore la donne. L'avocat doit coordonner son travail avec le notaire chargé de la liquidation du régime matrimonial. Les échanges entre les deux professionnels, la vérification des titres de propriété, le chiffrage des droits de partage et des émoluments gonflent mécaniquement le volume horaire.
Enfin, un désaccord résiduel : même mineur : sur la prestation compensatoire ou la valeur d'un bien peut transformer un dossier simple en négociation serrée. Le coût moyen d'un divorce à l'amiable augmente proportionnellement à l'intensité des échanges entre avocats.
Le prix d'un divorce à l'amiable en 2026 est également un facteur clé à considérer.
Divorce amiable avec bien immobilier : le coût du partage des biens
Un bien immobilier détenu par le couple change radicalement l'équation financière du divorce par consentement mutuel. C'est là que la facture peut passer de 2 000 € à plus de 8 000 €. Le mécanisme est simple : en plus du dépôt de 49,44 € TTC et des honoraires des deux avocats, le couple doit liquider son régime matrimonial, ce qui suppose un acte notarié distinct de la convention de divorce elle-même.
Le village-justice.com alertait dès juin 2016 sur ce point : « Partager ses biens ce n'est pas seulement un problème entre les personnes, c'est aussi un coût qu'il ne faut pas oublier. » Cet avertissement reste d'actualité en 2026. La liquidation du régime matrimonial entraîne deux types de frais : les émoluments proportionnels du notaire, calculés sur la valeur de l'actif partagé selon un barème dégressif, et les droits de partage perçus par l'administration fiscale au taux de 2,50 % de l'actif net partagé (art. 746 du Code général des impôts).
Ces droits sont dus dès lors qu'un partage de biens intervient entre les époux. Ils s'appliquent sur la masse nette partagée, c'est-à-dire après déduction du passif (capital restant dû sur un emprunt immobilier, par exemple). Pour un appartement d'une valeur nette de 300 000 €, les droits de partage s'élèvent à 7 500 €, auxquels s'ajoutent les émoluments du notaire. Le divorce consentement mutuel prix s'en trouve sensiblement alourdi.
Scénario chiffré : un couple, un appartement, deux avocats
Prenons un couple marié sous le régime légal de la communauté réduite aux acquêts, propriétaire d'un appartement estimé à 350 000 €, avec un capital restant dû de 80 000 €. L'actif net partagé est donc de 270 000 €.
Le décompte s'établit comme suit. Dépôt de la convention chez le notaire : 49,44 € TTC. Honoraires de l'avocat du premier époux : 2 000 € TTC. Honoraires de l'avocat du second époux : 1 800 € TTC. Émoluments du notaire pour l'acte de liquidation-partage : environ 1 200 € (barème dégressif applicable). Droits de partage au taux de 2,50 % sur 270 000 € : 6 750 €. Frais d'enregistrement : 25 €. Le total atteint ici 11 824,44 €.
Sans le bien immobilier, ce même couple aurait acquitté environ 4 000 € (dépôt + deux avocats). La différence : plus de 7 800 € : provient exclusivement des frais liés au partage du bien. Les honoraires d'avocats ne varient que marginalement du fait de la présence d'un bien immobilier.
Droits de partage et émoluments notariaux sur l'acte de liquidation
Les droits de partage sont régis par l'article 746 du Code général des impôts. Leur taux est fixé à 2,50 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2023. Ils s'appliquent sur l'actif net partagé et sont acquittés auprès du service des impôts lors de l'enregistrement de l'acte de partage.
Les émoluments du notaire sur l'acte de liquidation-partage obéissent à un barème proportionnel dégressif fixé par le Code de commerce (art. A444-53 et suivants). La première tranche, jusqu'à 6 500 €, est taxée à 3,87 % ; la dernière, au-delà de 60 000 €, à 0,799 %. Ces émoluments s'ajoutent aux droits de partage et sont soumis à la TVA au taux de 20 %.
Pour un actif net de 270 000 €, les émoluments s'établissent à environ 1 200 € TTC. Pour un patrimoine plus modeste, le montant est proportionnellement plus faible, mais la structure de coût reste la même. Un couple sans bien immobilier qui divorce par consentement mutuel échappe totalement à ces deux postes de dépense. Son budget est alors dominé par les seuls honoraires d'avocats.
L'erreur courante : croire que la convention de divorce ne coûte que 50 €
La croyance selon laquelle un divorce par consentement mutuel coûterait 50 € circule sur internet depuis la réforme de 2017. Elle repose sur un amalgame entre le seul dépôt notarial : 49,44 € TTC : et le coût complet de la procédure. Dalloz-Actualité dénonçait cette « rumeur » dès le 2 mai 2018, en rappelant que le dépôt n'est qu'un maillon de la chaîne.
La conséquence de cette confusion est concrète. Des couples abordent la procédure en pensant qu'elle ne leur coûtera que quelques dizaines d'euros, et découvrent au moment de consulter un avocat que la facture sera vingt à cinquante fois plus élevée. Certains renoncent alors temporairement à divorcer, faute d'avoir provisionné le budget nécessaire.
Pour éviter cette déconvenue, le réflexe doit être le suivant : demander un devis écrit à au moins deux avocats avant de lancer la procédure. La convention d'honoraires est obligatoire, et elle permet de connaître à l'avance le montant exact que chaque époux devra acquitter. Le prix du divorce amiable chez le notaire est connu et fixe ; le coût des avocats doit l'être tout autant avant le début de la prestation.
Une autre confusion fréquente consiste à penser que les frais de partage des biens sont inclus dans le tarif de dépôt. Ils ne le sont pas. La liquidation du régime matrimonial est une mission distincte, qui donne lieu à une facturation séparée par le notaire et au paiement des droits de partage. Le couple doit donc anticiper ces deux volets pour établir un budget réaliste.
Aide juridictionnelle et divorce : réduire le coût de la convention
L'aide juridictionnelle peut prendre en charge tout ou partie des honoraires des avocats dans le cadre d'un divorce par consentement mutuel. Elle ne couvre en revanche jamais le dépôt notarial de 49,44 € TTC ni les droits de partage. Ce dispositif, financé par l'État, est accordé sous condition de ressources.
Pour 2026, les plafonds de ressources sont les suivants : l'aide juridictionnelle totale est accordée lorsque le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 12 957 €, avec une majoration de 1 473 € par personne à charge. L'aide partielle à 55 % est accessible jusqu'à 15 316 €, et l'aide partielle à 25 % jusqu'à 19 433 €. Le patrimoine mobilier et immobilier est également pris en compte.
La demande s'effectue auprès du bureau d'aide juridictionnelle (BAJ) du tribunal judiciaire du domicile du demandeur. Le formulaire Cerfa n° 15646*01 doit être déposé avant que l'avocat n'engage sa prestation, même si un accord préalable peut être sollicité en urgence. L'avocat acceptant de travailler à l'aide juridictionnelle perçoit une indemnisation forfaitaire de l'État, inférieure à ses honoraires libres habituels.
Qui peut en bénéficier et comment la demander ?
Toute personne de nationalité française ou ressortissante de l'Union européenne résidant habituellement en France peut solliciter l'aide juridictionnelle. Les ressortissants étrangers y sont également éligibles sous certaines conditions de résidence régulière et de réciprocité.
La demande s'effectue via le formulaire Cerfa n° 15646*01, disponible sur service-public.fr ou auprès du tribunal judiciaire. Elle doit être accompagnée des justificatifs de ressources (avis d'imposition, bulletins de salaire, attestations de prestations sociales), d'une copie de la carte d'identité ou du titre de séjour, et d'un document attestant de la procédure de divorce envisagée.
Le bureau d'aide juridictionnelle statue dans un délai moyen de 2 à 3 mois. En cas d'urgence : notamment si un délai de procédure est imminent : , une aide juridictionnelle provisoire peut être accordée sous quelques jours. L'époux qui en bénéficie peut choisir librement son avocat, à condition que ce dernier accepte le régime de l'aide juridictionnelle. Tous les avocats n'y sont pas tenus : le honoraires d'avocat pour un divorce varient donc aussi selon ce paramètre.
Procédure pas à pas : de la convention rédigée au dépôt chez le notaire
La procédure du divorce par consentement mutuel suit un enchaînement précis de huit étapes, rythmé par deux délais impératifs. Le non-respect de ces délais peut entraîner la nullité de la convention.
D'abord, les époux se mettent d'accord sur le principe du divorce et sur ses conséquences. Chacun consulte son propre avocat. Les deux avocats rédigent ensemble le projet de convention, en intégrant l'état liquidatif du régime matrimonial si un bien immobilier est en jeu. Ce document est adressé à chaque époux par lettre recommandée avec accusé de réception ou remis en main propre contre émargement.
Un délai de réflexion de 15 jours : ni plus, ni moins : court à compter de la réception du projet. Ce délai est prévu par l'article 229-4 du Code civil. Il ne peut pas être réduit, même si les époux sont pressés.
À l'expiration de ces 15 jours, les époux et leurs avocats se réunissent pour signer la convention. Le notaire, préalablement choisi, reçoit l'acte signé et procède à son dépôt au rang de ses minutes dans un délai de 7 jours suivant la signature (art. 229-1 du Code civil). Il met ensuite à jour l'état civil et transmet l'information au greffe du tribunal judiciaire.
En général, il faut prévoir environ un mois pour divorcer à l'amiable, comme expliqué dans notre article sur combien de temps pour divorcer à l'amiable en 2026.
Le délai de réflexion de 15 jours : pourquoi et comment
Le législateur a instauré ce délai de 15 jours pour prévenir les décisions irréfléchies. Ce temps de respiration obligatoire permet à chaque époux de relire la convention hors de la présence de l'autre et de son avocat, et de mesurer la portée de ses engagements.
Le point de départ du délai est la date de réception du projet de convention par chaque époux. Si les deux époux ne reçoivent pas le projet le même jour, le délai commence à courir pour chacun d'eux à sa propre date de réception. La signature ne peut intervenir qu'une fois le délai expiré pour les deux.
Pendant ces 15 jours, l'époux peut solliciter des explications complémentaires de son avocat, demander des modifications, voire renoncer au divorce. Une fois la convention signée, la rétractation n'est plus possible. La convention acquiert force obligatoire entre les parties dès sa signature, et la procédure suit son cours avec le dépôt chez le notaire.
Le dépôt chez le notaire : 7 jours pour sécuriser la convention
Le notaire dispose d'un délai de 7 jours à compter de la signature pour déposer la convention au rang de ses minutes. Ce délai, fixé par l'article 229-1 du Code civil, est impératif. Durant cette semaine, le notaire vérifie la régularité formelle du document, s'assure que les signatures requises sont présentes et contrôle le respect du délai de réflexion.
Le dépôt produit plusieurs effets juridiques majeurs. Il confère date certaine à la convention, la rend opposable aux tiers et lui donne force exécutoire. À compter de ce dépôt, le divorce est effectif et les époux peuvent s'en prévaloir auprès de toutes les administrations.
Le notaire délivre à chaque époux une copie exécutoire de la convention, qui permet notamment de faire exécuter une pension alimentaire ou une prestation compensatoire en cas de défaillance du débiteur. Il procède aussi, dans les 15 jours du dépôt, à la mise à jour des actes d'état civil : les mentions du divorce sont portées en marge des actes de naissance et de mariage, et le livret de famille est actualisé.
Divorce amiable sans avocat : est-ce vraiment possible ?
La réponse est non, sauf une exception prévue par la loi. Depuis la réforme du 1ᵉʳ janvier 2017, l'article 229-1 du Code civil impose que la convention de divorce soit « contresignée par avocats ». Ce pluriel signifie que chaque époux doit avoir le sien. Un seul avocat ne peut pas représenter les deux parties, sous peine de nullité de la convention.
L'unique exception figure à l'article 229-2, 1° du Code civil : si un enfant mineur, informé par ses parents de son droit à être entendu par le juge, demande à être auditionné, la procédure bascule du consentement mutuel conventionnel vers le divorce judiciaire. Le juge aux affaires familiales reprend alors la main. Dans ce cas, l'assistance d'un avocat reste obligatoire, mais le dépôt notarial n'a plus lieu : c'est le juge qui homologue la convention.
Aucun divorce par consentement mutuel sans avocat n'est donc possible en 2026. Les offres de « divorce en ligne sans avocat » sont systématiquement trompeuses ou illégales. Les plateformes qui promettent un divorce pour quelques centaines d'euros fournissent en réalité une simple assistance administrative, mais ne peuvent pas se substituer aux avocats. Le couple finit toujours par devoir consulter deux avocats distincts. Sur ce point, l'article dédié au divorce par consentement mutuel sans avocat détaille les risques des offres low-cost.
Un divorce à l'amiable sans avocat n'est donc pas possible en 2026, malgré les idées reçues, comme le confirme notre dossier sur le divorce amiable sans avocat.
Points clés
- Le dépôt de la convention chez le notaire coûte 49,44 € TTC, tarif réglementé inchangé depuis 2017.
- Les honoraires d'avocats, libres, représentent le poste de dépense le plus lourd : de 1 000 € à 2 500 € par époux en moyenne.
- Un bien immobilier à partager ajoute des droits de partage (2,50 % de l'actif net) et des émoluments notariaux au coût total.
- L'aide juridictionnelle peut prendre en charge tout ou partie des honoraires d'avocat, mais pas le dépôt notarial.
- Deux avocats distincts sont obligatoires depuis la loi du 18 novembre 2016, sauf exception de l'enfant mineur auditionné par le juge.
Sources
- service-public.fr
- dalloz-actualite.fr
- village-justice.com
- village-justice.com
- village-justice.com
- village-justice.com
- lexacte.notaires.fr
Fiche pratique
| Dépôt de la convention chez le notaire (tarif réglementé) | 49,44 € TTC (41,20 € HT) : art. A444-53 et suivants du Code de commerce |
| Frais d'enregistrement (si dus) | 25 € ou 125 € selon les clauses de la convention |
| Honoraires des avocats | Libres, fixés par convention d'honoraires écrite : obligatoirement deux avocats distincts (art. 229-1 du Code civil) |
| Délai de réflexion | 15 jours à compter de la réception du projet de convention par chaque époux (art. 229-4 du Code civil) |
| Délai de dépôt chez le notaire | 7 jours suivant la signature de la convention (art. 229-1 du Code civil) |
| Droits de partage (si bien immobilier) | 2,50 % de l'actif net partagé (art. 746 du Code général des impôts) |
| Exception enfant mineur souhaitant être entendu | Retour obligatoire devant le juge aux affaires familiales (art. 229-2, 1° du Code civil) |
| Aide juridictionnelle | Sous condition de ressources : plafonds révisés annuellement, à vérifier sur service-public.fr |
| Textes de référence | Loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016, entrée en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2017 ; décret n° 2016-1907 du 28 décembre 2016 |
| Service officiel | service-public.fr (rubrique divorce par consentement mutuel) |
Ces éléments sont d'ordre général et ne sauraient remplacer une consultation juridique. Pour un cas précis, adressez-vous à un avocat ou à un professionnel du droit.
Questions fréquentes
Combien coûte la convention de divorce chez le notaire ?
Le dépôt de la convention de divorce chez le notaire coûte 49,44 € TTC (41,20 € HT), selon service-public.fr. Ce tarif réglementé couvre uniquement la conservation de l'acte pendant 75 ans. Il ne comprend ni les honoraires des avocats, ni les frais de partage des biens, ni les éventuels frais d'enregistrement de 25 € ou 125 €.
Quel est le montant à payer pour l'enregistrement d'une convention de divorce ?
Les frais d'enregistrement d'une convention de divorce s'élèvent à 25 € ou 125 € selon les cas, comme le précise village-justice.com. Contrairement à une idée reçue, il n'existe pas de tarif d'enregistrement à 150 €. Ces frais, perçus par l'administration fiscale, sont distincts du dépôt notarial de 49,44 € TTC et ne sont pas systématiquement dus.
Comment obtenir une convention de divorce ?
Une convention de divorce par consentement mutuel est rédigée par deux avocats distincts, un pour chaque époux, et déposée chez un notaire dans les 7 jours suivant la signature. La procédure impose un délai de réflexion de 15 jours entre la réception du projet de convention par chaque époux et sa signature. Les époux doivent être d'accord sur tous les aspects : sort des biens, garde des enfants, pension alimentaire et prestation compensatoire éventuelle.
Quel est le prix d'un divorce à l'amiable ?
Le prix d'un divorce à l'amiable par consentement mutuel se décompose en trois postes principaux : le dépôt notarial à 49,44 € TTC, les honoraires des deux avocats (de 1 000 € à 2 500 € par époux en moyenne), et, si un bien immobilier est à partager, les émoluments du notaire et les droits de partage de 2,50 % de l'actif net. Le budget total varie donc considérablement selon le patrimoine du couple.
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