Quel est le divorce à l'amiable le moins cher ? Les vrais coûts en 2026
Prix divorce amiable 2026 : de 49,44 € de frais notaire à plusieurs centaines d'euros d'honoraires. Découvrez quel scénario est le moins cher selon

Le divorce par consentement mutuel sans bien immobilier ni enfant mineur est la procédure la moins coûteuse. Le coût total se situe de l'ordre de 1 000 à 1 500 €, incluant les honoraires des deux avocats et les frais de dépôt notaire fixés à 49,44 € TTC (service-public.fr, 2025). Les couples aux revenus modestes peuvent bénéficier de l'aide juridictionnelle pour réduire significativement cette facture.
La réponse est nette : le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire, sans bien immobilier à partager et avec un couple éligible à l'aide juridictionnelle, constitue la voie la moins coûteuse pour divorcer. Le montant plancher légal est de 49,44 € TTC, soit les seuls frais de dépôt de la convention chez le notaire (service-public.fr, 2025). Ce chiffre masque toutefois une réalité plus nuancée : les honoraires des deux avocats, obligatoires depuis la réforme de 2016, représentent la part la plus lourde de la facture. Ce guide structure les coûts réels par scénario concret, pour que chaque couple sache à quoi s'attendre avant d'entamer la procédure.
En bref
- Le dépôt de la convention chez le notaire coûte 49,44 € TTC, c'est le seul montant fixé par la loi
- Les honoraires des deux avocats représentent le poste de dépense principal : de l'ordre de 1 000 à 1 500 € au total
- L'aide juridictionnelle peut couvrir tout ou partie des frais d'avocat si les ressources du couple sont modestes
- Un divorce par consentement mutuel avec un seul avocat pour deux époux est juridiquement nul depuis la loi de 2016
- Préparer soi-même l'inventaire des biens et les documents réduit le temps facturable et donc les honoraires
Ce que coûte vraiment un divorce par consentement mutuel en 2026
La facture d'un divorce par consentement mutuel se décompose en trois postes : les honoraires des deux avocats, les frais de dépôt de la convention chez le notaire, et les éventuels frais liés au partage des biens. Le dépôt notarié est le seul coût fixé réglementairement ; les autres varient selon la complexité du dossier et la politique tarifaire du professionnel choisi.
Pour un couple sans bien immobilier ni désaccord, le coût total se situe, de l'ordre de 1 000 à 1 500 €, selon le site avocat-pau-lacassagne.fr. Cette fourchette couvre les honoraires des deux avocats et le dépôt notaire. Dès qu'un immeuble commun entre dans l'équation, des frais proportionnels de partage s'ajoutent.
La loi du 18 novembre 2016 a supprimé le passage obligatoire devant le juge aux affaires familiales pour les divorces par consentement mutuel. Cette réforme a réduit les délais : la procédure peut aboutir en deux à trois mois : mais n'a pas supprimé le double avocat obligatoire. Chaque époux doit conserver son propre conseil, une mesure protectrice destinée à garantir l'équilibre de la convention.
Attention : un divorce par consentement mutuel avec un seul avocat pour les deux époux est juridiquement nul. La loi exige deux avocats distincts depuis le 1ᵉʳ janvier 2017.
Trois paramètres déterminent le coût final : le nombre de consultations nécessaires, la technicité du partage patrimonial et la répartition ou non de l'aide juridictionnelle. Nous détaillons ci-dessous chaque poste pour comprendre où se situent les marges de manœuvre.
Les frais de dépôt chez le notaire : le seul montant fixé par la loi
Le dépôt de la convention de divorce chez le notaire coûte 41,20 € hors taxe, soit 49,44 € TTC (service-public.fr, vérifié en février 2025). Cette somme est due quel que soit le notaire choisi et quelle que soit la complexité du dossier. Elle constitue le seul poste de dépense véritablement fixe dans la procédure.
Ce tarif réglementé couvre une prestation précise : la réception de la convention signée par les deux avocats et les deux époux, la vérification de sa conformité formelle aux articles 229-1 à 229-4 du Code civil, et son archivage en minute. Le notaire ne rédige pas la convention : ce sont les avocats qui le font : et ne donne aucun avis sur le fond du partage. Son rôle se limite au contrôle des mentions obligatoires et des dates (délai de rétractation de 15 jours, article 229-4 du Code civil).
Les honoraires d'avocat : une variable déterminante
Les honoraires d'avocat représentent le poste de dépense le plus lourd et le plus variable. Ils ne sont pas tarifés par l'État : chaque avocat fixe librement ses tarifs, selon son ancienneté, sa localisation géographique et la complexité du dossier.
La fourchette réaliste pour les deux avocats réunis se situe, de l'ordre de 1 000 à 1 500 € (avocat-pau-lacassagne.fr). Cette estimation couvre la rédaction de la convention de divorce, plusieurs rendez-vous de négociation et les formalités de dépôt. Dans les faits, un divorce simple : sans enfant, sans bien immobilier, sans prestation compensatoire : peut être traité en deux à trois rendez-vous par avocat, ce qui maintient la facture dans le bas de la fourchette.
Plusieurs leviers permettent de réduire ces honoraires : comparer les devis écrits de plusieurs cabinets, préparer soi-même les documents financiers et l'inventaire des biens (voir notre guide pour réduire les honoraires d'un avocat pour son divorce), ou encore bénéficier de l'aide juridictionnelle lorsque les ressources du couple sont modestes.
Le partage d'un bien immobilier : un coût supplémentaire souvent oublié
Lorsque le couple possède un bien immobilier en commun, le divorce par consentement mutuel entraîne un coût supplémentaire : les frais de partage notarié. Ces émoluments sont proportionnels à la valeur du bien et viennent s'ajouter aux 49,44 € de dépôt de la convention.
Le tarif des émoluments proportionnels est fixé par le Code de commerce : 3,87 % sur la première tranche jusqu'à 6 500 €, 1,596 % de 6 501 à 17 000 €, 1,064 % de 17 001 à 60 000 €, et 0,799 % au-delà. Concrètement, pour un bien immobilier de 200 000 €, les émoluments de partage avoisinent les 1 500 € hors taxes. La liquidation du régime matrimonial et les droits de mutation (taxe de publicité foncière à 0,10 %) augmentent encore la facture.
Ce poste est trop souvent ignoré dans les estimations en ligne, qui se focalisent sur les seuls honoraires d'avocat. Pour un couple avec patrimoine immobilier, le coût total : avocats, dépôt notaire, partage : peut ainsi atteindre plusieurs milliers d'euros. Le guide complet du divorce à l'amiable détaille ces aspects patrimoniaux.
Comparatif des scénarios : quel divorce à l'amiable revient le moins cher ?
Tous les couples ne sont pas égaux face au coût du divorce. La facture finale dépend de trois variables : la présence d'un bien immobilier, l'accord total des époux sur l'ensemble des conséquences de la rupture, et le niveau de ressources qui conditionne l'accès à l'aide juridictionnelle. Voici trois profils types pour situer le coût probable.
Dans chaque scénario, le levier principal pour réduire la facture est différent : tantôt la préparation du dossier, tantôt l'éligibilité à l'aide juridictionnelle, tantôt le choix d'opter pour un partage simplifié du bien immobilier.
Scénario 1 : pas de bien immobilier, accord total : le moins cher possible
C'est le profil idéal pour minimiser les frais. Deux époux sans enfant, locataires de leur logement, qui s'accordent sur tout : pas de prestation compensatoire, pas de bien à partager, pas de pension alimentaire. Le divorce se résume à la rédaction d'une convention simple et à son dépôt chez le notaire.
Coût estimé : de l'ordre de 1 000 à 1 200 € pour les deux avocats, plus 49,44 € TTC de dépôt notaire. Soit un total d'environ 1 100 à 1 250 €. Ce montant suppose que chaque avocat facture entre 500 et 600 € pour un dossier sans complexité.
Le levier de réduction : préparer soi-même l'intégralité des pièces justificatives (liste détaillée dans notre article sur les documents à fournir pour un divorce) pour limiter à deux le nombre de rendez-vous. Demander un devis écrit à plusieurs avocats du même barreau, les écarts de prix pouvant être significatifs pour une prestation identique.
Scénario 2 : bien immobilier en commun : coût divorce amiable avec notaire
Deux époux avec un appartement estimé à 250 000 €, acquis pendant le mariage sous le régime de la communauté légale. Ils s'accordent pour le vendre et se partager le prix. La convention de divorce doit mentionner la liquidation du régime matrimonial et le sort du bien.
Coût estimé : honoraires d'avocats de l'ordre de 1 500 à 2 000 € (dossier plus technique, nécessité d'un acte de liquidation du régime matrimonial), 49,44 € TTC de dépôt notaire, et émoluments proportionnels de partage d'environ 1 800 € HT. Total : entre 3 300 et 3 900 €.
Le levier de réduction : choisir entre la vente avant divorce (les frais d'agence et la taxe sur la plus-value s'appliquent, mais pas les émoluments de partage) ou le partage dans la convention de divorce. Un arbitrage à faire avec l'avocat selon la situation fiscale du couple. Le notaire chargé du partage peut aussi être celui qui dépose la convention, ce qui simplifie les formalités.
Scénario 3 : faibles revenus : bénéficier de l'aide juridictionnelle pour divorcer
Un couple dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 12 957 € (plafond de l'aide juridictionnelle totale, avec majoration de 1 473 € par personne à charge). Les deux époux peuvent chacun déposer une demande auprès du bureau d'aide juridictionnelle de leur tribunal judiciaire.
Coût estimé : si les deux époux obtiennent l'aide juridictionnelle totale, les honoraires de leurs avocats sont intégralement pris en charge par l'État. Restent les 49,44 € TTC de dépôt notaire. Coût total plancher : 49,44 €.
Important : l'aide juridictionnelle ne couvre pas les frais de partage notarié d'un bien immobilier. Si le couple possède un immeuble, les émoluments proportionnels et la taxe de publicité foncière restent à sa charge, même en cas d'AI totale.
Le levier de réduction supplémentaire : l'aide juridictionnelle partielle (RFR entre 12 957 € et 19 433 €) prend en charge une fraction des honoraires : 55 % ou 25 % selon le niveau de ressources. Le reste à charge est alors négociable avec l'avocat, qui peut accepter des honoraires complémentaires libres modérés.
Prix divorce amiable notaire : ce qui est compris et ce qui ne l'est pas
Le rôle du notaire dans le divorce par consentement mutuel est souvent mal compris. Beaucoup de couples pensent pouvoir divorcer directement chez un notaire, sans avocat : une confusion qui peut leur coûter cher si elle les pousse vers des offres non conformes.
La réalité juridique est limpide : le notaire intervient en bout de chaîne, uniquement pour déposer la convention rédigée par les avocats. Son tarif de 49,44 € TTC couvre cette prestation précise et rien d'autre. Le partage d'un bien immobilier, en revanche, donne lieu à des émoluments distincts, calculés sur la valeur de l'actif.
Le rôle exact du notaire dans le divorce par consentement mutuel
Dans le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire, le notaire accomplit quatre actes, et rien de plus :
- Réception de la convention signée par les deux avocats et les deux époux.
- Vérification des mentions obligatoires : dates de signature, expiration du délai de rétractation de 15 jours, consentement libre et éclairé de chaque époux (art. 229-3 du Code civil). Le notaire ne contrôle pas l'équilibre financier de la convention, qui relève de la seule responsabilité des avocats.
- Archivage en minute : la convention, une fois déposée, devient un acte authentique conservé par le notaire. Elle acquiert force exécutoire.
- Délivrance de copies exécutoires aux ex-époux et d'une attestation de dépôt.
Le notaire ne rédige pas la convention, ne conseille pas les époux sur le fond du partage et ne joue aucun rôle de médiation. Ces missions incombent exclusivement aux avocats.
Divorcer chez un notaire sans avocat : pourquoi c'est impossible
La loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 a supprimé le juge, pas l'avocat. Chaque époux doit être assisté d'un avocat distinct pour la rédaction et la signature de la convention de divorce. Le notaire ne peut pas se substituer à ces deux avocats.
Cette règle protège l'équilibre contractuel : un divorce amiable reste un acte juridique aux conséquences patrimoniales et personnelles lourdes. La double assistance garantit que chaque époux a reçu un conseil indépendant avant de signer. Une convention rédigée par un seul professionnel : fût-il notaire : serait nulle et privée d'effet juridique.
Les plateformes qui promettent un « divorce chez le notaire sans avocat » exploitent une confusion entre le dépôt de la convention (possible chez le notaire) et la rédaction de celle-ci (réservée aux avocats). Le résultat est toujours le même : une convention invalide, un divorce sans valeur légale et des frais à recommencer.
Peut-on divorcer gratuitement ou sans avocat en France ?
La réponse est non, hors aide juridictionnelle totale. Le droit français impose un double avocat pour tout divorce par consentement mutuel depuis 2017. Les recherches « divorce gratuit en mairie » ou « divorcer sans avocat gratuitement » reflètent une méconnaissance répandue du cadre légal, parfois entretenue par des offres commerciales ambiguës.
Le seul levier légal pour réduire significativement la facture : jusqu'à la ramener aux seuls 49,44 € de dépôt notaire : est l'aide juridictionnelle. Encore faut-il en remplir les conditions de ressources et constituer un dossier complet.
Divorce gratuit en mairie : la réalité juridique
Le divorce en mairie n'existe pas en droit français. La confusion vient probablement du mariage, célébré par un officier d'état civil. Le divorce, lui, relève de la compétence exclusive des avocats et du notaire pour le consentement mutuel, ou du juge aux affaires familiales en cas de contentieux.
La mairie n'intervient dans le divorce que de façon indirecte : pour la délivrance de copies d'actes d'état civil ou la mise à jour des registres après transcription du jugement de divorce. Aucune procédure de divorce ne se déroule physiquement en mairie, et aucun officier d'état civil ne peut prononcer un divorce. Le coût zéro en mairie est donc un mythe.
Coût divorce amiable sans avocat : ce que dit la loi
L'article 229-1 du Code civil dispose que la convention de divorce par consentement mutuel est « signée ensemble par les époux et leurs avocats respectifs ». L'article 229-3 précise que « chaque époux est assisté de son propre avocat lors de la signature de la convention ».
Ces dispositions d'ordre public ne souffrent aucune exception conventionnelle. Un époux ne peut pas renoncer à son avocat, ni accepter d'être représenté par le conseil de l'autre. La Cour de cassation l'a rappelé à plusieurs reprises : la convention signée en violation de cette double exigence est frappée de nullité absolue. Le divorce est réputé n'avoir jamais existé, et les ex-époux : qui se croyaient divorcés : se retrouvent toujours mariés.
Prenons un cas concret : un couple signe une convention rédigée par un seul avocat, la dépose chez un notaire. Cinq ans plus tard, l'un des époux découvre l'irrégularité. Il saisit le juge aux affaires familiales, qui annule la convention. Le couple doit recommencer toute la procédure, dans un climat désormais conflictuel, avec un risque de basculement vers un divorce contentieux dont les frais peuvent dépasser 5 000 €. L'économie initiale de quelques centaines d'euros se transforme en désastre financier.
L'aide juridictionnelle : comment en bénéficier pour son divorce
L'aide juridictionnelle permet de faire prendre en charge par l'État tout ou partie des honoraires d'avocat. Chaque époux dépose sa propre demande auprès du bureau d'aide juridictionnelle (BAJ) du tribunal judiciaire de son domicile, avant d'engager la procédure de divorce.
Les plafonds de ressources applicables (dernier barème) :
- Aide totale (100 %) : revenu fiscal de référence inférieur à 12 957 € par an.
- Aide partielle à 55 % : RFR entre 12 957 € et 15 316 €.
- Aide partielle à 25 % : RFR entre 15 316 € et 19 433 €.
- Majoration de 1 473 € par personne à charge (enfant, ascendant).
- Plafond de patrimoine mobilier : 12 957 €. Plafond de patrimoine immobilier (hors résidence principale) : 38 866 €.
La demande s'effectue via le formulaire Cerfa n° 15626*01, accompagné des justificatifs de ressources (avis d'imposition, bulletins de salaire, relevés bancaires). Le délai d'instruction est de deux à trois mois en moyenne. Une attestation d'aide juridictionnelle est délivrée, à présenter à l'avocat choisi. L'avocat désigné perçoit alors une indemnisation forfaitaire de l'État, sans pouvoir réclamer d'honoraires complémentaires en cas d'AI totale.
Pour en savoir plus sur les démarches pour divorcer à l'amiable, notre guide détaille chaque étape de la procédure.
Les pièges qui font exploser la facture : erreurs courantes à éviter
L'attrait pour un divorce « pas cher » conduit nombre de couples dans des impasses juridiques coûteuses. Une convention nulle, un partage mal liquidé ou un avocat unique : les trois pièges qui suivent transforment une procédure amiable en contentieux onéreux.
Le mythe du divorce en ligne à 59 € : risques concrets
Des plateformes commerciales proposent des « divorces en ligne » à des tarifs défiant toute concurrence : 59 €, 99 €, 259 €. Ces offres reposent sur un modèle unique : un service de saisie de données dans un formulaire automatisé, dénué de tout conseil juridique personnalisé.
Le problème, rappelé par le site Village de la Justice (2019), est double. D'abord, ces plateformes ne sont pas des cabinets d'avocats et ne peuvent pas représenter les époux. Elles produisent un document-type qui ne constitue pas une véritable convention au sens de l'article 229-1 du Code civil. Ensuite, elles contournent l'obligation du double avocat en proposant un document à faire signer ensuite : or, la loi exige que chaque époux soit assisté de son avocat au moment même de la signature.
Conséquence : si la convention est contestée ou jugée non conforme, le divorce est nul. Le couple, qui pensait avoir économisé des centaines d'euros, doit recommencer l'intégralité de la procédure en payant cette fois deux vrais avocats. La facture double. Dans l'intervalle, toute la situation juridique des ex-époux est fragilisée : remariage impossible, partage des biens inopposable, pension alimentaire sans titre exécutoire.
Un seul avocat pour deux époux : l'erreur qui invalide tout
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2017, l'assistance par deux avocats distincts est une condition de validité de la convention de divorce par consentement mutuel. Cette règle figure à l'article 229-1 du Code civil et à l'article 229-3. Elle n'admet aucune dérogation, même si les époux sont d'accord.
L'erreur est fréquente : un couple, pour réduire les frais, sollicite un seul avocat qui rédige la convention et la fait signer aux deux époux. Parfois, c'est l'avocat lui-même qui propose ce montage, en violation de ses obligations déontologiques : le Conseil national des barreaux interdit expressément à un avocat de conseiller les deux parties dans une même procédure.
La sanction est immédiate : la convention est nulle de plein droit. Le divorce n'a jamais existé juridiquement. Le couple doit reprendre la procédure à zéro, avec deux avocats et dans un contexte souvent conflictuel, ce qui alourdit considérablement la facture. Le dossier complet sur les documents et étapes détaille comment mener la procédure dans les règles.
Demander un devis écrit : le réflexe qui évite les mauvaises surprises
Les honoraires d'avocat sont librement fixés, mais ils doivent être annoncés par écrit avant toute prestation. L'article 10 de la loi du 31 décembre 1971 impose à l'avocat de délivrer une convention d'honoraires précisant le mode de calcul (forfait ou taux horaire), le montant prévisible et les prestations incluses.
Ne pas demander de devis écrit expose à deux mauvaises surprises : une facture sensiblement plus élevée que le montant évoqué oralement, et l'impossibilité de contester utilement ces honoraires devant le bâtonnier en cas de litige. Comparer deux ou trois devis permet aussi de repérer les écarts de prix injustifiés.
Un couple qui appelle simplement « l'avocat recommandé par un ami » sans solliciter d'autres devis peut payer 30 à 50 % de plus que le tarif du marché local, sans bénéficier d'une prestation supérieure.
Formulaire divorce par consentement mutuel : ce qu'il faut préparer
Il n'existe pas de formulaire Cerfa officiel pour le divorce par consentement mutuel, contrairement à certaines procédures administratives. La convention est un acte sous signature privée contresigné par les avocats, entièrement rédigé sur mesure. En revanche, les pièces à fournir aux avocats sont standardisées et les rassembler en amont constitue le meilleur moyen de réduire la facture : chaque heure d'avocat économisée, c'est de l'argent gardé.
Les démarches détaillées expliquent comment coordonner ces préparatifs avec vos avocats.
Liste des documents indispensables à la convention de divorce
- Livret de famille à jour, ou copie intégrale des actes de mariage et de naissance des enfants.
- Actes de naissance des deux époux (datant de moins de trois mois pour l'époux français, de moins de six mois pour l'époux étranger).
- Justificatifs de ressources : trois derniers bulletins de salaire, dernier avis d'imposition, trois derniers relevés bancaires, justificatif des allocations (CAF).
- Justificatifs de charges fixes : échéancier de prêt immobilier, quittances de loyer, factures d'électricité, avis de taxe foncière.
- Titres de propriété des biens immobiliers communs ou indivis, et estimation récente de leur valeur (agence immobilière ou notaire).
- Relevés de comptes d'épargne et de placements : livrets, assurance-vie, PEA, PEL, actions.
- Contrat de mariage s'il en existe un.
- Déclaration fiscale commune de l'année précédente.
Cette liste n'est pas exhaustive ; chaque dossier peut nécessiter des pièces complémentaires selon la situation patrimoniale du couple. L'avocat les précisera lors du premier rendez-vous.
Comment réduire le temps avocat (et donc le coût) grâce à une bonne préparation
Les avocats facturent leur temps au forfait ou au taux horaire. Chaque rendez-vous, chaque échange téléphonique, chaque document à réclamer augmente la facture. Une préparation méthodique du dossier réduit mécaniquement le temps facturable.
Cinq actions concrètes pour limiter les honoraires :
- Rassembler l'intégralité des documents avant le premier rendez-vous : un avocat qui doit relancer son client pour obtenir un relevé bancaire facture ce temps.
- Chiffrer précisément le patrimoine commun : estimation immobilière, solde des comptes bancaires, valeur de rachat des assurances-vie. L'avocat n'a pas à faire ce travail de chiffrage si les époux le lui fournissent.
- S'accorder en amont sur les points sensibles : résidence des enfants, montant de la pension alimentaire, sort du logement familial. Moins l'avocat passe de temps en négociation, plus la facture est légère.
- Utiliser le simulateur de pension alimentaire de justice.fr pour proposer une contribution chiffrée qui respecte le barème indicatif, évitant ainsi les allers-retours de négociation.
- Poser toutes ses questions en une seule consultation, en les préparant par écrit, plutôt que de multiplier les appels téléphoniques facturés à l'acte.
Sources
Ces éléments sont d'ordre général et ne sauraient remplacer une consultation juridique. Pour un cas précis, adressez-vous à un avocat ou à un professionnel du droit.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen d'un divorce à l'amiable ?
Le coût total d'un divorce par consentement mutuel se situe, de l'ordre de 1 000 € à 1 500 €, frais d'avocats et de notaire compris, selon le site avocat-pau-lacassagne.fr. Cette fourchette varie en fonction de la complexité du patrimoine à partager et de la région où exercent les avocats. Le dépôt de la convention chez le notaire représente un coût fixe de 49,44 € TTC (service-public.fr, 2025).
Comment puis-je divorcer sans me ruiner ?
Trois leviers permettent de réduire la facture : solliciter l'aide juridictionnelle si vos ressources sont modestes (revenu fiscal de référence inférieur à 12 957 € pour l'AI totale, avec majoration de 1 473 € par personne à charge : dernier barème applicable), préparer soi-même l'inventaire complet des biens pour limiter le temps facturable par les avocats, et opter pour le consentement mutuel sans juge, la procédure la moins onéreuse. Comparer les devis écrits de plusieurs avocats reste une précaution efficace.
Quel est le divorce le plus simple ?
Le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire (introduit par la loi du 18 novembre 2016) est la procédure la plus simple : il ne nécessite pas d'audience devant le juge aux affaires familiales. Les époux s'accordent sur tous les aspects de la rupture et font rédiger une convention par leurs deux avocats respectifs, puis la déposent chez un notaire dans les 15 jours suivant la fin du délai de rétractation.
Quels sont les inconvénients d'un divorce amiable ?
Le principal inconvénient est l'exigence d'un accord complet des deux époux sur l'ensemble des conséquences du divorce : résidence des enfants, pension alimentaire, prestation compensatoire, partage des biens. Un désaccord sur un seul point suffit à bloquer la procédure et impose alors de basculer vers un divorce contentieux. Le délai de rétractation de 15 jours après signature de la convention peut également être mis à profit par l'un des époux pour se rétracter unilatéralement, rendant la convention caduque.
Fiches liées

Qui rédige la convention de divorce par consentement mutuel
Ce sont les avocats qui rédigent la convention de divorce par consentement mutuel, jamais les époux seuls ni le notaire. Découvrez le rôle exact de chaque


Est-il possible de divorcer sans prestation compensatoire ?
Peut-on divorcer sans prestation compensatoire ? Oui, sous conditions. Découvrez quand y renoncer est valide, quand le JAF peut refuser

