Qui rédige la convention de divorce par consentement mutuel ?
Ce sont les avocats qui rédigent la convention de divorce par consentement mutuel, jamais les époux seuls ni le notaire. Découvrez le rôle exact de chaque


La convention de divorce par consentement mutuel est rédigée exclusivement par les deux avocats des époux, chacun représentant une partie. Cette obligation légale, en vigueur depuis le 1er janvier 2017, résulte de la loi du 18 novembre 2016. Le notaire n'intervient qu'ensuite, pour le dépôt au rang des minutes qui confère force exécutoire à la convention (art. 229-3 du Code civil).
La convention de divorce par consentement mutuel est rédigée exclusivement par les avocats des époux : un avocat distinct par partie : conformément aux articles 229-1 à 232 du Code civil. Ni les époux seuls, ni le notaire, ni aucun autre professionnel ne peut rédiger cet acte juridique. Cette règle, issue de la loi du 18 novembre 2016, protège les deux parties en garantissant un équilibre contractuel sous le contrôle de professionnels du droit.
Les avocats : les seuls rédacteurs légaux de la convention
Les avocats sont les seuls professionnels habilités à rédiger la convention de divorce par consentement mutuel. L'article 229-1 du Code civil pose le cadre : le divorce par consentement mutuel relève d'une convention « prenant la forme d'un acte sous signature privée contresigné par les avocats de chacune des parties ». La formulation est sans ambiguïté : le législateur a confié la rédaction aux avocats, et à eux seuls.
Cette exclusivité n'est pas un détail technique. Elle engage la responsabilité civile professionnelle des avocats, soumis à de fortes obligations déontologiques. Selon le CDAD de Meurthe-et-Moselle, « la convention sera rédigée par les avocats, professionnels du droit, soumis à de fortes obligations déontologiques, qui engageront leur responsabilité ». Concrètement, un avocat qui rédigerait une convention déséquilibrée au détriment d'une partie s'expose à des poursuites disciplinaires et à une action en responsabilité.
Le notaire, contrairement à une idée reçue tenace, ne rédige pas la convention. Sa mission se limite au dépôt de l'acte au rang des minutes et au contrôle des exigences formelles prévues aux 1° à 6° de l'article 229-3 du Code civil. Il vérifie que le document comporte bien toutes les mentions obligatoires, mais il n'en est pas l'auteur. Quant aux époux, ils ne peuvent pas davantage tenir la plume : la loi du 18 novembre 2016 a supprimé la possibilité de rédiger soi-même la convention, même en s'inspirant d'un modèle trouvé sur internet.
⚠️ Attention : une convention rédigée sans avocat ou par un seul avocat pour les deux époux serait juridiquement nulle. Le divorce ne pourrait pas produire d'effet et la procédure devrait être intégralement reprise.
Les obligations déontologiques qui pèsent sur les avocats rédacteurs sont multiples :
- Devoir de conseil : l'avocat doit éclairer son client sur la portée de chaque clause, les conséquences fiscales des choix opérés et les alternatives possibles.
- Devoir d'indépendance : chaque avocat défend exclusivement les intérêts de son client, sans compromis avec l'autre partie. C'est la raison pour laquelle deux avocats distincts sont obligatoires.
- Obligation de confidentialité : les échanges entre un avocat et son client sont couverts par le secret professionnel, ce qui permet une discussion franche sur les attentes et les craintes de chaque époux.
- Responsabilité de la rédaction : les avocats engagent leur responsabilité sur la validité juridique de l'acte. Une clause mal rédigée ou contraire à l'ordre public engage leur assurance professionnelle.
Pourquoi deux avocats distincts sont obligatoires
Depuis la loi du 18 novembre 2016, chaque époux doit impérativement être assisté par son propre avocat. Cette exigence repose sur un principe fondamental du droit : nul ne peut être conseillé et représenté par le même professionnel que la partie adverse.
Dans la pratique, les deux avocats travaillent de manière coordonnée. Ils organisent des rendez-vous à quatre : les deux époux et leurs deux avocats : au cours desquels les termes de la convention sont négociés et ajustés. L'avocat de chaque partie veille à ce que les intérêts de son client soient préservés dans l'équilibre global de l'accord.
Un divorce par consentement mutuel suppose un accord sur le principe du divorce et sur l'ensemble de ses conséquences. Mais cet accord ne signifie pas que les intérêts des deux époux sont parfaitement alignés. La présence de deux avocats garantit que chaque clause : partage des biens, pension alimentaire, prestation compensatoire, modalités d'exercice de l'autorité parentale : est examinée à travers le prisme des droits de chaque conjoint.
Ce que la loi du 18 novembre 2016 a changé
Avant le 1er janvier 2017, le divorce par consentement mutuel relevait d'une procédure judiciaire : les époux déposaient une requête commune au juge aux affaires familiales, qui homologuait la convention. La loi du 18 novembre 2016, entrée en vigueur le 1er janvier 2017, a profondément transformé ce mécanisme.
Le juge a été écarté de la procédure. Pour compenser cette absence de contrôle judiciaire, le législateur a imposé deux garde-fous : l'intervention obligatoire de deux avocats pour la rédaction de l'acte, et le dépôt de la convention au rang des minutes d'un notaire pour lui conférer force exécutoire. La convention prend désormais la forme d'un acte sous signature privée contresigné par les deux avocats, puis déposé chez le notaire.
Cette réforme a permis de désengorger les tribunaux tout en maintenant un haut niveau de protection juridique pour les époux. Le rôle des avocats s'en est trouvé renforcé : de simples rédacteurs d'un projet soumis au juge, ils sont devenus les garants exclusifs de l'équilibre et de la légalité de la convention.
Le rôle du notaire : dépôt et force exécutoire, pas rédaction
Le notaire ne rédige pas la convention de divorce. Son intervention se situe en aval du travail des avocats, une fois le document finalisé et signé. L'article 229-3 du Code civil décrit précisément sa mission : la convention est « déposée au rang des minutes d'un notaire, qui contrôle le respect des exigences formelles ».
Ce contrôle formel porte sur six points énumérés par le texte : la mention de l'identité des époux, la date de la convention, le consentement des parties, l'accord sur le principe du divorce, le règlement complet de ses effets, et l'information des enfants majeurs. Le notaire vérifie également que le délai de réflexion de quinze jours a bien été respecté.
💡 À noter : le dépôt au rang des minutes confère à la convention sa force exécutoire. Sans ce dépôt, la convention reste un contrat entre les parties, mais ne permet pas, par exemple, de recouvrer une pension alimentaire impayée par voie d'huissier.
La confusion entre le rôle du notaire et celui de l'avocat est fréquente. Voici la distinction claire :
- Les avocats rédigent la convention, conseillent leurs clients respectifs, négocient les clauses et garantissent l'équilibre juridique de l'acte.
- Le notaire réceptionne la convention signée, contrôle les exigences formelles, procède au dépôt au rang des minutes, délivre l'attestation de divorce et assure la conservation de l'acte.
En pratique, le notaire intervient donc comme un tiers de confiance qui officialise et archive l'accord, sans jamais se substituer aux avocats dans la phase de rédaction et de négociation.
Quand le notaire est-il davantage impliqué ?
Le notaire voit son rôle s'étendre sensiblement lorsque le patrimoine des époux comprend un bien immobilier. Dans cette hypothèse, la convention de divorce doit opérer la liquidation du régime matrimonial : il faut déterminer qui conserve le bien, qui est indemnisé, et à quelle hauteur.
Cette opération de liquidation-partage relève par nature de la compétence notariale. Le notaire va alors dresser un acte de liquidation distinct ou intégré à la convention, calculer les droits d'enregistrement éventuels et procéder aux formalités de publicité foncière. Ces démarches sont indispensables pour rendre l'attribution du bien opposable aux tiers.
Selon la nature du bien (résidence principale, investissement locatif, indivision avec des tiers), l'implication du notaire varie. Mais dans tous les cas, la rédaction de la convention elle-même : y compris la clause relative au sort du bien immobilier : reste de la responsabilité des avocats. Le notaire intervient sur la liquidation, pas sur la convention.
Combien coûte la convention de divorce chez le notaire ?
Le coût de l'intervention notariale dans un divorce par consentement mutuel se décompose en plusieurs postes. Les émoluments du notaire sont encadrés par la réglementation et comprennent un droit fixe pour le dépôt de la convention, auquel s'ajoutent, le cas échéant, les émoluments proportionnels liés à la liquidation du régime matrimonial lorsque celle-ci porte sur des biens immobiliers.
Le droit fixe de dépôt s'élève à plusieurs centaines d'euros. À cela s'ajoutent les droits d'enregistrement et la TVA. Pour une estimation précise et personnalisée, reportez-vous à notre article sur le coût réel d'un divorce par consentement mutuel en 2026.
Les honoraires d'avocat, qui constituent l'autre volet du coût total, sont libres et varient considérablement selon la complexité du dossier, la notoriété du cabinet et la région. La plupart des avocats proposent un forfait pour les divorces par consentement mutuel.
L'essentiel
- Depuis le 1er janvier 2017, la convention de divorce par consentement mutuel est rédigée exclusivement par deux avocats distincts, un par époux
- Le notaire ne rédige pas la convention : il la dépose au rang des minutes et contrôle les exigences formelles de l'article 229-3 du Code civil
- Les époux fournissent les informations patrimoniales et familiales mais ne peuvent pas se passer d'avocats, sous peine de nullité de la convention
- Un délai de réflexion de 15 jours est imposé à chaque époux après réception du projet de convention, avant toute signature
- Partager un seul avocat est interdit et expose à l'annulation de la procédure, avec obligation de tout recommencer
Ce que les époux apportent (et ce qu'ils ne peuvent pas faire seuls)
Si les époux ne tiennent pas la plume, ils ne sont pas pour autant spectateurs de leur divorce. Ils jouent un rôle actif et essentiel : celui de fournir aux avocats toutes les informations nécessaires à la rédaction de la convention et d'exprimer leurs choix sur l'ensemble des conséquences du divorce.
Les avocats traduisent en langage juridique les décisions prises par les époux. Ils ne décident pas à leur place : ils conseillent, alertent sur les risques, proposent des alternatives, puis formalisent l'accord dans un acte valide et équilibré. La qualité de la convention dépend donc directement de la qualité des informations transmises par les époux et de la clarté de leurs souhaits.
Sans ces informations, les avocats ne peuvent pas remplir correctement leur mission. Un divorce par consentement mutuel suppose un accord sur tous les aspects de la séparation : la répartition des biens, la fixation d'une éventuelle prestation compensatoire, les modalités d'exercice de l'autorité parentale et la contribution à l'entretien des enfants. Chacun de ces points doit être abordé et tranché.
Les informations indispensables à transmettre aux avocats
Pour permettre à leurs avocats de rédiger une convention complète et adaptée, les époux doivent rassembler et communiquer un certain nombre d'informations et de documents. Voici les éléments indispensables :
- État civil et situation familiale : livret de famille, acte de mariage, actes de naissance des enfants, jugements antérieurs éventuels concernant les enfants.
- Situation patrimoniale complète : contrat de mariage, titre de propriété des biens immobiliers, relevés bancaires, contrats d'assurance-vie, déclarations fiscales, estimation des biens mobiliers de valeur.
- Revenus et charges : bulletins de salaire, avis d'imposition, justificatifs de crédits en cours, pensions éventuellement perçues ou versées.
- Souhaits concernant les enfants : proposition de résidence (alternée ou fixe), projet de calendrier de droit de visite, montant envisagé pour la contribution à l'entretien et l'éducation.
- Accord sur la prestation compensatoire : si une compensation financière est prévue en raison de la disparité des niveaux de vie après le divorce.
Ces informations permettent aux avocats de vérifier la faisabilité juridique des choix des époux et d'anticiper les conséquences fiscales des options retenues.
Divorce par consentement mutuel sans avocat : est-ce possible ?
La question est récurrente : peut-on divorcer par consentement mutuel sans avocat ? La réponse est non, depuis le 1er janvier 2017. La loi du 18 novembre 2016 a supprimé la possibilité de rédiger soi-même la convention de divorce, et l'obligation de recourir à deux avocats distincts est d'ordre public.
La seule exception concerne l'hypothèse où un enfant mineur demande à être entendu par le juge. Dans ce cas, le divorce par consentement mutuel redevient judiciaire : le juge aux affaires familiales doit homologuer la convention. Mais même dans cette configuration, les époux restent tenus d'être assistés chacun par un avocat.
Certains couples envisagent de divorcer « chez le notaire sans avocat », pensant que le notaire peut remplacer les avocats. Cette option n'existe pas en droit français. Le notaire ne peut ni conseiller les parties de manière indépendante, ni rédiger la convention. Toute tentative de contournement expose à une nullité de la procédure.
Pour les couples aux revenus modestes, l'aide juridictionnelle peut prendre en charge tout ou partie des honoraires d'avocat, selon le barème en vigueur. Les conditions de ressources s'apprécient au regard des revenus et du patrimoine de chaque époux.
Cas pratique : comment se déroule concrètement la rédaction
Prenons un cas concret pour illustrer la chronologie de la rédaction. Sophie et Marc, mariés depuis 12 ans, deux enfants de 8 et 10 ans, résidence principale en indivision, décident de divorcer par consentement mutuel en octobre 2026.
Sophie consulte un avocat le 3 octobre, Marc le 6 octobre. Après ces premiers rendez-vous individuels, les deux avocats organisent une réunion à quatre le 20 octobre. Lors de cette réunion, les époux présentent leur accord : la résidence des enfants sera alternée une semaine sur deux, Marc versera une contribution alimentaire de 180 euros par mois et par enfant, Sophie conservera la maison en contrepartie d'une soulte de 40 000 euros payable sur cinq ans.
Les avocats prennent acte de ces choix, alertent sur les conséquences fiscales de la soulte, proposent un calendrier de droit de visite pour les vacances scolaires, et conviennent d'un second rendez-vous pour finaliser le projet de convention.
Le projet est envoyé à Sophie le 28 octobre et à Marc le 29 octobre. Le délai de réflexion de quinze jours commence à courir. Ni l'un ni l'autre ne peut signer avant le 12 novembre pour Sophie, le 13 novembre pour Marc. La signature intervient le 15 novembre, lors d'un rendez-vous à quatre. Le même jour ou dans les jours suivants, la convention est déposée au rang des minutes du notaire choisi par les époux.
Le notaire délivre une attestation de divorce dans un délai de quelques jours. Les époux sont officiellement divorcés. En tout, la procédure aura duré un peu plus de six semaines.
Les étapes de rédaction de la convention
Le parcours de rédaction suit une chronologie précise, rythmée par des rendez-vous et des délais légaux. En voici les étapes :
- Premiers rendez-vous individuels : chaque époux rencontre son avocat séparément. L'avocat recueille les informations, explique le cadre juridique, identifie les éventuels points de tension.
- Réunion à quatre : les deux époux et leurs deux avocats se réunissent pour discuter de l'ensemble des conséquences du divorce. Cette réunion peut être unique ou se répéter selon la complexité du dossier.
- Rédaction du projet de convention : les avocats rédigent le document en s'appuyant sur les accords trouvés lors de la réunion à quatre, puis l'envoient à leurs clients respectifs.
- Délai de réflexion de 15 jours : à compter de la réception du projet, chaque époux dispose d'un délai légal de réflexion de quinze jours avant de pouvoir signer.
- Signature de la convention : les époux signent l'acte sous signature privée en présence de leurs avocats, qui le contresignent.
- Dépôt au rang des minutes du notaire : la convention signée est transmise au notaire choisi par les époux, qui procède aux vérifications formelles et au dépôt.
- Délivrance de l'attestation de divorce : le notaire remet à chaque époux une attestation qui prouve le divorce et permet d'accomplir les formalités administratives (changement de nom, déclaration fiscale, etc.).
Pour une analyse approfondie de chaque étape, consultez notre article sur les délais légaux du divorce par consentement mutuel.
Exemple de convention de divorce par consentement mutuel : que doit-elle contenir ?
La convention de divorce par consentement mutuel doit obligatoirement comporter certaines mentions, énumérées à l'article 229-3 du Code civil. Elle précise notamment :
- L'identité complète des époux et de leurs avocats respectifs.
- L'accord des parties sur le principe du divorce.
- Le règlement complet des effets du divorce : partage des biens, liquidation du régime matrimonial.
- Les modalités d'exercice de l'autorité parentale : résidence des enfants, droit de visite et d'hébergement, contribution à l'entretien et l'éducation.
- Le montant et les modalités de la prestation compensatoire, si elle est prévue.
La convention comporte également des annexes obligatoires : l'état liquidatif du régime matrimonial, l'information des enfants majeurs sur leur droit d'être entendus par le juge, et la déclaration d'acceptation de la convention par chaque enfant majeur qui le souhaite.
Pour un panorama complet des mentions obligatoires, reportez-vous à notre guide sur la convention de divorce : mentions obligatoires et rôle du notaire. Vous y trouverez le détail de chaque clause et les pièges à éviter.
L'erreur courante : croire qu'un seul avocat peut représenter les deux époux
La tentation est compréhensible : partager un seul avocat pour réduire les frais. Certains couples s'entendent tellement bien sur tous les aspects de leur séparation qu'ils ne voient pas l'utilité de deux professionnels distincts.
Cette option est pourtant formellement interdite. La loi du 18 novembre 2016 impose deux avocats distincts, et cette obligation est d'ordre public. Aucun accord entre les époux ne peut y déroger. Un avocat qui accepterait de représenter les deux parties commettrait un manquement déontologique grave et s'exposerait à des sanctions disciplinaires.
La conséquence concrète d'une convention rédigée par un seul avocat est radicale : l'acte est nul. Le divorce ne produit aucun effet juridique. Les époux restent mariés et doivent recommencer intégralement la procédure, cette fois avec deux avocats distincts. Le coût initial espéré en économisant un avocat se transforme en double dépense.
📌 Important : au-delà de l'interdiction légale, l'absence de représentation indépendante fait courir un risque majeur : celui d'un accord déséquilibré. Même dans un divorce consensuel, les intérêts des époux peuvent diverger sur des points cruciaux comme la prestation compensatoire ou la valorisation des biens. Chaque partie a besoin d'un conseil qui lui est exclusivement dédié.
Pour les couples aux revenus modestes, des solutions existent. L'aide juridictionnelle peut couvrir les honoraires d'avocat, sous conditions de ressources. Renseignez-vous auprès du bureau d'aide juridictionnelle de votre tribunal judiciaire ou directement auprès de votre avocat. Par ailleurs, le coût d'un divorce par consentement mutuel reste généralement inférieur à celui d'un divorce contentieux : notre article sur le coût réel d'un divorce par consentement mutuel en 2026 détaille les ordres de grandeur.
Sources
- service-public.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- cdad-meurtheetmoselle.justice.fr
- village-justice.com
- village-justice.com
Fiche pratique
| Base légale | Articles 229-1 à 232 du Code civil (loi du 18 novembre 2016, entrée en vigueur le 1er janvier 2017) |
| Qui rédige la convention ? | Deux avocats distincts, un par époux, exclusivement |
| Qui dépose la convention ? | Le notaire, au rang des minutes (art. 229-3 du Code civil) |
| Délai de réflexion | 15 jours minimum après réception du projet par chaque époux |
| Signature | Les deux époux, contresignée par les deux avocats (acte sous signature privée) |
| Force exécutoire | Acquise par le dépôt au rang des minutes du notaire |
| Document prouvant le divorce | Attestation de divorce délivrée par le notaire |
| Aide juridictionnelle | Possible, sous conditions de ressources (bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire) |
| Divorce sans avocat | Impossible depuis le 1er janvier 2017 (sauf exception : enfant mineur demandant à être entendu) |
Ces éléments sont d'ordre général et ne sauraient remplacer une consultation juridique. Pour un cas précis, adressez-vous à un avocat ou à un professionnel du droit.
Questions fréquentes
Qui doit signer la convention de divorce par consentement mutuel ?
La convention doit être signée par les deux époux et contresignée par leurs deux avocats respectifs. Elle prend la forme d'un acte sous signature privée au sens de l'article 229-1 du Code civil. Le notaire ne signe pas la convention en tant que rédacteur : il la reçoit en dépôt au rang des minutes, ce qui lui confère force exécutoire.
Combien coûte la convention de divorce chez le notaire ?
Le notaire perçoit un droit fixe pour le dépôt de la convention au rang des minutes, auquel s'ajoutent les droits d'enregistrement et la TVA. En présence d'un bien immobilier nécessitant une liquidation du régime matrimonial, des émoluments proportionnels s'appliquent. Le coût total varie selon la complexité patrimoniale du dossier et doit être demandé sous forme de devis préalable auprès du notaire choisi.
Pouvez-vous me fournir un modèle de convention de divorce par consentement mutuel ?
Il n'existe pas de modèle officiel ayant valeur juridique. La convention est un acte sur mesure rédigé par deux avocats distincts, qui adaptent chaque clause à la situation spécifique des époux. Utiliser un modèle trouvé sur internet sans l'intervention d'avocats expose à une convention nulle et à l'impossibilité de faire produire effet au divorce. Seul un avocat peut valablement rédiger cet acte.
Quel document prouve le divorce par consentement mutuel ?
L'attestation de divorce délivrée par le notaire après le dépôt de la convention au rang des minutes constitue le document officiel prouvant le divorce. Elle mentionne la date à laquelle le divorce prend effet et permet d'accomplir les formalités administratives : changement de nom, déclaration fiscale séparée, modification de la situation auprès des organismes sociaux. La convention elle-même est conservée par le notaire.
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