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Formulaire de divorce à l'amiable : les documents à réunir et les étapes clés

Formulaire de divorce à l'amiable : découvrez quels documents préparer, comment fonctionne la convention signée par les avocats et ce que prévoit la loi

Laure LaurentLaure Laurent 13 min de lecture
Formulaire divorce amiable : quels documents préparer (2026)
Divorce à l'amiable : 5 choses à savoir sur le divorce amiable sans juge

En France, il n'existe pas de formulaire gouvernemental unique pour divorcer à l'amiable. Depuis 2017, la convention de divorce rédigée et signée par les avocats remplace tout formulaire type. Le seul document administratif officiel applicable est le formulaire Cerfa n°15626*02, destiné à la demande d'aide juridictionnelle pour les époux aux revenus modestes.

Aucun formulaire gouvernemental unique ne permet de divorcer à l'amiable en France. Depuis la réforme du 1er janvier 2017, c'est la convention de divorce rédigée par les avocats qui constitue le document central de la procédure. Le seul formulaire administratif existant est le Cerfa n°15626*02 pour l'aide juridictionnelle. Découvrez les pièces indispensables à réunir, les étapes de la procédure et les erreurs qui font échouer un dossier.

Divorce à l'amiable : existe-t-il vraiment un formulaire officiel ?

Non. Depuis le 1er janvier 2017, le divorce par consentement mutuel est une procédure déjudicialisée (village-justice.com, 2017). Aucun formulaire Cerfa ou document type unique n'est à télécharger sur service-public.fr pour divorcer à l'amiable. La colonne vertébrale du dossier, c'est la convention de divorce rédigée par les avocats.

Beaucoup d'internautes cherchent un « formulaire divorce par consentement mutuel PDF » ou une « demande de divorce formulaire à imprimer ». Ces recherches partent d'une idée fausse : celle qu'un imprimé administratif standard suffirait à enclencher la procédure. En réalité, c'est un acte sous signature privée contresigné par avocats qui formalise l'accord des époux.

Le seul formulaire réglementaire que vous pourriez avoir à remplir dans le cadre d'un divorce à l'amiable est le Cerfa de demande d'aide juridictionnelle. Pour tout le reste, les avocats construisent une convention sur mesure, adaptée à la situation familiale et patrimoniale des époux.

La convention de divorce remplace tout formulaire type

La convention de divorce par consentement mutuel est régie par les articles 229-1 à 232 du Code civil. Elle doit contenir l'ensemble des mentions exigées par la loi : nom, prénoms, profession, résidence, nationalité, date et lieu de naissance de chacun des époux, ainsi que la date et le lieu du mariage (Legifrance, Code de procédure civile).

Ce document règle aussi toutes les conséquences du divorce : partage des biens, résidence des enfants, pension alimentaire, prestation compensatoire. Signée ensemble par les époux et leurs avocats réunis, elle est établie en trois exemplaires. Chaque époux en conserve un, le troisième est déposé chez le notaire. Aucun formulaire pré-rempli ne peut se substituer à cet acte personnalisé.

Le Cerfa d'aide juridictionnelle : le seul formulaire à connaître

Le formulaire Cerfa n°15626*02 est l'unique document administratif officiel lié au divorce à l'amiable. Il permet de solliciter l'aide juridictionnelle pour la prise en charge partielle ou totale des honoraires d'avocat et des frais de notaire.

Téléchargeable sur service-public.fr et sur le site du Conseil d'État (conseil-etat.fr), ce formulaire doit être complété par l'époux demandeur. Il faut y joindre les justificatifs de revenus, de patrimoine mobilier et immobilier ainsi qu'une attestation de non-intervention de l'assureur de protection juridique. Les plafonds de ressources pour 2026 sont de 12 957 € pour l'aide totale et jusqu'à 19 433 € pour l'aide partielle à 25 %.

Les documents indispensables pour constituer votre dossier de divorce à l'amiable

Une fois le principe du divorce acquis, chaque époux doit rassembler un ensemble de pièces justificatives pour permettre à son avocat de rédiger la convention. Ces documents se répartissent en trois catégories : état civil, enfants et patrimoine.

La liste varie selon la situation du couple. Un couple sans enfant ni bien immobilier aura un dossier plus léger qu'un couple avec résidence principale, crédit en cours et deux enfants mineurs. L'anticipation fait gagner un temps précieux : commander les actes d'état civil dès l'accord sur le principe du divorce évite de bloquer la procédure sur un document manquant. Pour une vue d'ensemble de la procédure, coût et durée du divorce amiable, notre guide dédié détaille chaque phase.

Documents d'état civil à fournir à votre avocat

Chaque époux doit remettre à son avocat la copie intégrale de son acte de naissance datant de moins de 3 mois. Ce délai est strict : un acte périmé entraîne un refus du notaire lors du dépôt. La copie intégrale (et non l'extrait simple) est exigée car elle mentionne les éventuelles mentions marginales (mariages antérieurs, divorces précédents, pactes civils de solidarité).

L'acte de mariage original ou sa copie intégrale est également requis. Il permet au notaire de procéder à la mention marginale du divorce une fois la convention déposée. Les pièces d'identité en cours de validité et un justificatif de domicile récent complètent ce volet.

Documents liés aux enfants et à l'autorité parentale

La copie intégrale de l'acte de naissance de chaque enfant mineur, datant de moins de 3 mois, est obligatoire. Le livret de famille est également nécessaire pour attester de la filiation.

Si les enfants sont majeurs mais encore à charge (études, formation), les avocats demandent un certificat de scolarité ou une attestation d'inscription dans un établissement d'enseignement supérieur ainsi que les justificatifs de ressources. Ces éléments déterminent le montant de la pension alimentaire et la durée de son versement. Le carnet de santé et les documents relatifs à la couverture sociale des enfants sont utiles pour préciser les modalités d'exercice de l'autorité parentale dans la convention.

Documents patrimoniaux : biens, pension alimentaire et prestation compensatoire

Prenons un cas concret. Un couple marié sous le régime légal avec un enfant de 10 ans, propriétaire d'un appartement acheté 280 000 € en 2018, avec un capital restant dû de 190 000 €. Monsieur perçoit 3 800 € nets par mois, Madame 2 400 €. Voici les pièces à réunir.

  • Acte de propriété du bien immobilier et titre de propriété.
  • Décompte du capital restant dû sur le crédit immobilier au jour de la demande.
  • Dernier avis de taxe foncière et diagnostic de performance énergétique si le bien est mis en vente.
  • Trois derniers bulletins de salaire et le dernier avis d'imposition de chaque époux.
  • Relevés bancaires des comptes joints et personnels des douze derniers mois.
  • Contrat de mariage si les époux en ont signé un.
  • Estimation récente du bien immobilier par une agence ou un notaire.

Dans ce scénario, la convention fixera la liquidation du régime matrimonial (rachat de la part de l'autre ou vente avec partage du prix net), la résidence de l'enfant chez Madame avec droit de visite et d'hébergement classique pour Monsieur (un week-end sur deux, moitié des vacances scolaires), une pension alimentaire mensuelle et une éventuelle prestation compensatoire.

L'essentiel

  • Aucun formulaire gouvernemental unique n'existe pour divorcer à l'amiable : la convention rédigée par les avocats constitue le document central de la procédure depuis 2017
  • Le formulaire Cerfa n°15626*02 est le seul document administratif applicable, exclusivement pour l'aide juridictionnelle
  • La copie intégrale de l'acte de naissance doit dater de moins de 3 mois pour être acceptée par le notaire, sans exception
  • Un seul point de désaccord entre les époux (pension, garde, partage) suffit à rendre le consentement mutuel juridiquement impossible

Comment se déroule la procédure de divorce par consentement mutuel étape par étape

La procédure est entièrement extrajudiciaire depuis 2017. Aucune audience devant le juge aux affaires familiales n'est nécessaire, ce qui accélère considérablement le traitement du dossier. Les époux conservent la maîtrise du calendrier, sous réserve du délai de réflexion obligatoire de 15 jours.

Trois étapes structurent ce parcours. Leur durée cumulée dépend surtout de la qualité de l'accord initial entre les époux et du temps nécessaire au rassemblement des pièces. Le guide complet du divorce à l'amiable détaille les délais moyens constatés en pratique.

Étape 1 : l'accord entre les époux et le choix des avocats

Tout commence par un accord de principe sur le divorce lui-même. L'article 229-1 du Code civil exige que les époux s'entendent sur la rupture du mariage et sur l'ensemble de ses effets.

Chaque époux doit obligatoirement être assisté par un avocat. La loi offre deux possibilités : soit chaque époux choisit son propre avocat, soit les deux époux désignent un avocat commun par accord mutuel. La demande est présentée par les avocats respectifs des parties ou par l'avocat choisi d'un commun accord (articles 229 et suivants du Code civil, Legifrance). Dans les deux cas, chaque époux bénéficie d'un conseil indépendant qui vérifie l'équilibre de la convention. Une fois les avocats choisis, ils rassemblent les pièces et entament la rédaction de la convention.

Étape 2 : la rédaction et la signature de la convention de divorce

Les avocats rédigent la convention en intégrant l'intégralité des points d'accord : liquidation du régime matrimonial, sort du domicile conjugal, pension alimentaire, prestation compensatoire, résidence des enfants et droit de visite. Chaque clause est négociée et vérifiée.

Une fois le projet finalisé, un délai de réflexion de 15 jours est imposé par la loi. Ce délai court à compter de la réception du projet de convention par chaque époux. Il ne peut être réduit, même avec l'accord des deux parties. À l'issue de ce délai, si aucun époux ne s'est rétracté, la signature peut intervenir. La convention est signée ensemble par les époux et leurs avocats réunis, en trois exemplaires (Code de procédure civile, Legifrance).

Étape 3 : le dépôt chez le notaire et la mention marginale

L'un des avocats adresse la convention signée à un notaire dans un délai de 7 jours suivant la signature. Le notaire vérifie la régularité formelle de l'acte (présence des mentions obligatoires, respect du délai de réflexion, validité des pièces d'état civil) et le conserve au rang de ses minutes.

Le dépôt chez le notaire donne date certaine à la convention et la rend exécutoire. Le notaire délivre ensuite une attestation de dépôt. Les avocats transmettent cette attestation à la mairie du lieu du mariage pour que la mention du divorce soit portée en marge de l'acte de mariage. C'est cette mention marginale qui rend le divorce opposable aux tiers (banques, administrations, futur conjoint).

L'erreur courante qui fait échouer le dossier de divorce à l'amiable

Deux pièges principaux font dérailler des dossiers pourtant bien engagés. Le premier est matériel : un document d'état civil périmé. Le second est juridique : croire que le consentement mutuel est possible malgré un désaccord persistant. Dans les deux cas, le notaire refuse le dépôt et le dossier retourne à la case départ.

Un document périmé ou manquant : conséquences sur le dépôt

L'erreur la plus fréquente consiste à fournir un acte de naissance de plus de 3 mois. Le notaire vérifie systématiquement la date de délivrance et refuse le dépôt si l'acte est périmé. La conséquence est immédiate : il faut recommander un acte, ce qui retarde la procédure.

Autre écueil classique : oublier de fournir l'acte de naissance des enfants ou le livret de famille. Sans ces documents, la convention ne peut pas être déposée car les clauses relatives à l'autorité parentale ne sont pas vérifiables. Le notaire n'a pas de pouvoir d'appréciation : sa vérification est formelle et binaire. Document conforme = dépôt accepté. Document manquant ou périmé = dépôt refusé.

Croire que le divorce amiable est possible sans accord total : le piège à éviter

Le divorce par consentement mutuel exige un accord complet sur tous les effets du divorce. Si une solution amiable ne peut être trouvée sur une seule des conséquences du divorce, un autre type de divorce doit être envisagé (village-justice.com, 21 mai 2020).

Concrètement, un désaccord sur le montant de la pension alimentaire ou sur la résidence des enfants suffit à bloquer la voie amiable. La procédure bascule alors vers un divorce contentieux, plus long, plus coûteux et jugé par le juge aux affaires familiales. L'erreur consiste à s'engager dans un consentement mutuel en espérant que les points de friction se régleront en cours de route. La réalité est inverse : l'accord doit être scellé avant la rédaction de la convention, faute de quoi le notaire ne pourra pas enregistrer l'acte.

Quel est le coût d'un divorce à l'amiable et comment réduire la facture ?

Le coût d'un divorce à l'amiable se compose des honoraires d'avocat et des frais de notaire. Aucun tarif réglementé ne s'applique : les honoraires sont librement fixés par chaque avocat, en fonction de la complexité du dossier et du temps consacré. Les frais de notaire pour le dépôt de la convention sont en revanche encadrés par un barème réglementaire.

Contrairement à une idée répandue, il n'existe pas de « divorce gratuit en mairie ». La mairie n'est pas compétente pour enregistrer un divorce, qu'il soit amiable ou contentieux. Son seul rôle se limite à apposer la mention marginale sur l'acte de mariage, une fois le divorce prononcé. Pour une estimation chiffrée détaillée, consultez notre article sur combien coûte un divorce à l'amiable.

Honoraires d'avocat et frais de notaire : ce que prévoit la loi

Les honoraires d'avocat varient selon la situation : un divorce sans enfant ni patrimoine immobilier coûte généralement moins cher qu'un divorce avec liquidation d'un régime matrimonial complexe. Les avocats pratiquent le plus souvent un forfait, parfois complété d'un honoraire de résultat en cas de prestation compensatoire élevée. La fourchette habituelle se situe entre 1 500 € et 3 500 € par époux, mais ces montants sont indicatifs.

Les frais de notaire pour le dépôt de la convention s'élèvent à 94,68 € (droit fixe) auxquels s'ajoutent les émoluments proportionnels si la convention comporte un partage de biens immobiliers. Le divorce par consentement mutuel sans avocat n'est pas autorisé en droit français : chaque époux doit obligatoirement être assisté par un avocat.

Aide juridictionnelle : qui peut en bénéficier et comment la demander

L'aide juridictionnelle permet aux époux disposant de ressources modestes de bénéficier d'une prise en charge partielle ou totale des frais de justice. Pour 2026, les plafonds de ressources annuelles sont les suivants :

  • Aide totale (100 %) : revenu fiscal de référence inférieur à 12 957 €.
  • Aide partielle à 55 % : RFR inférieur à 15 316 €.
  • Aide partielle à 25 % : RFR inférieur à 19 433 €.

Ces seuils sont majorés de 1 473 € par personne à charge. Le formulaire Cerfa n°15626*02 doit être déposé auprès du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire compétent. L'aide couvre les honoraires d'avocat et les frais de notaire. Un époux peut être éligible même si l'autre ne l'est pas : l'appréciation des ressources est individuelle.

Sources

Fiche pratique

Textes de référenceArticles 229-1 à 232 du Code civil ; Code de procédure civile (acte sous signature privée contresigné par avocats)
Document centralConvention de divorce signée par les époux et leurs avocats réunis, en 3 exemplaires
Délai de réflexion obligatoire15 jours à compter de la réception du projet de convention par chaque époux
Dépôt chez le notaireDans les 7 jours suivant la signature de la convention
Formulaire Cerfa aide juridictionnelleCerfa n°15626*02, téléchargeable sur service-public.fr et conseil-etat.fr
Acte de naissanceCopie intégrale de moins de 3 mois pour chaque époux et chaque enfant
JuridictionAucune (procédure déjudicialisée depuis le 1er janvier 2017)

Ces éléments sont d'ordre général et ne sauraient remplacer une consultation juridique. Pour un cas précis, adressez-vous à un avocat ou à un professionnel du droit.

Questions fréquentes

Quels documents sont nécessaires pour un divorce à l'amiable ?

Les documents nécessaires incluent la copie intégrale de l'acte de naissance de chaque époux datant de moins de 3 mois, l'acte de mariage, une pièce d'identité, un justificatif de domicile, le livret de famille, les actes de naissance des enfants, les trois derniers bulletins de salaire, le dernier avis d'imposition, les relevés bancaires et, si applicable, l'acte de propriété immobilière et le contrat de mariage. La convention de divorce rédigée par les avocats remplace tout formulaire administratif unique.

Quelle est la première chose à faire quand on veut divorcer ?

La première chose à faire est de consulter un avocat spécialisé en droit de la famille. Même en cas d'accord mutuel, cette consultation est obligatoire : depuis 2017, chaque époux doit être assisté par un avocat pour divorcer par consentement mutuel. L'avocat analysera la situation, vérifiera que les conditions du divorce amiable sont réunies et dressera la liste des pièces à rassembler.

Quel est le coût d'un divorce à l'amiable ?

Le coût se compose des honoraires d'avocat, généralement compris entre 1 500 € et 3 500 € par époux selon la complexité du dossier, et des frais de notaire de 94,68 € pour le dépôt de la convention. Ces montants sont indicatifs car les honoraires sont librement fixés par chaque avocat. L'aide juridictionnelle permet une prise en charge partielle ou totale pour les revenus modestes (RFR inférieur à 12 957 € pour l'aide totale en 2026).

Où se procurer un papier de divorce ?

Il n'existe pas de « papier de divorce » au sens d'un formulaire unique à retirer en mairie ou à télécharger. Le document qui officialise le divorce à l'amiable est la convention rédigée par les avocats, déposée chez un notaire. Une fois le divorce enregistré, l'attestation de dépôt délivrée par le notaire et la mention marginale portée sur l'acte de mariage font office de justificatif officiel du divorce.